Genèse d’un nouveau roman – partie 3 – Charles Paillet

portrait de Charles Paillet

La vengeance de Charles Paillet

Le 25 février 1832, à l’issue d’un procès-fleuve, Louis-Nicolas Dubaret et Victoire Aurore Boulée sont condamnés à la plus lourde peine de l’histoire judiciaire française pour une affaire d’adultère. Ayant pressenti l’issue défavorable et comparaissant libres, ils se sont enfuis la veille du verdict et quittent la France.

Le procès, largement chroniqué dans les journaux de l’époque, montre à quel point la Restauration a remis la morale au goût du jour. Les plaidoiries à l’encontre des deux accusés sont extrêmement violentes et la sévérité du jugement est, je pense, accentuée par la nonchalance de Dubaret qui se moque ouvertement de Paillet, ne reculant devant aucun stratagème pour ridiculiser son rival.

C’est à l’issue de ce procès que je quitte les amants fuyards pour concentrer mon attention sur un nouveau personnage : Caroline, la fille aînée d’Aurore et Charles, très éprouvée par la mort de ses petits frères et qui n’a que 12 ans quand sa mère quitte le domicile familial de Soissons sans laisser d’adresse.

Son père l’envoie à Paris vivre chez son oncle Alphonse et sa femme Eliza. Caroline ignore bien sûr que son oncle a contribué à faire condamner sa mère, elle ignore même où est sa mère, qu’elle n’a pas revue et dont personne n’accepte de lui parler. Eliza Paillet l’élève comme sa propre fille, ce qui explique encore plus clairement la présence de son portrait dans les archives de ma famille.

Caroline se marie avec un avocat prometteur, assistant de son oncle. Modeste et sage, elle est très pieuse et n’a pour seule ambition que fonder une famille chrétienne et respectable où règne l’harmonie. Ses vœux sont exaucés, elle donne naissance à quatre beaux enfants et son mari, très introduit dans le petit cercle des républicains modérés sur le point de prendre le pouvoir en France (nous sommes alors en 1848) est promis à un grand avenir politique et professionnel.

Je vous laisse ici avec j’espère, l’envie de lire la suite ! La destinée de Caroline sera contrariée, bien sûr, par une série d’évènements qui auront des conséquences sur la génération suivante. Cette petite saga pour laquelle j’ai eu la chance de trouver des sources inspirantes et authentiques est en cours d’écriture……..

(Portrait de Charles Paillet, archives familiales)